COMMUNIQUE ASSOCIATIONS FREEKS ET SOS INTERNAUTES


Communiqué du 10 mars 2008


Une mission pour Free ou pour les parisiens ?


Jean-Louis Missika, candidat aux municipales dans le XIIe arrondissement de Paris, est également Vice-Président d’Iliad, la maison-mère de Free.


Michèle Blumenthal, maire du XIIe et tête de liste le mentionne sur son site :
« C’est Jean-Louis Missika qui rejoint la liste de Michèle Blumenthal dans notre arrondissement. C’est un intellectuel engagé dans l’entreprise. Il a créé et dirigé une société de conseil spécialisée dans les médias et les technologies de l’information. »

Dans un article (Le Monde du 16/02/2008), co-rédigé avec Christian Sautter, actuel adjoint au Maire de Paris pour le développement économique, les finances et l’emploi et aussi candidat dans le XIIe arrondissement sur la liste « Blumenthal », Jean-Louis Missika affirme :
« De même, dès 2012, l'ensemble du territoire parisien sera couvert en fibre optique, faisant de notre cité l'une des capitales du très haut débit. »

Chacun peut donc se poser la question de savoir si Jean-Louis Missika ne devrait pas avoir sa place parmi les adjoints au maire, précisément aux nouvelles technologies et à la recherche ? Sauf que dans une telle hypothèse, on est en droit de s'interroger sur sa neutralité en matière de déploiement de la fibre optique parisienne.

Car ce que plusieurs portraitistes oublient d’écrire, c’est que Jean-Louis Missika est Vice-Président du Conseil d’administration d’Iliad, maison-mère de Free et à ce titre :
« Jean-Louis Missika supervise les relations institutionnelles dans le but de mieux faire connaître la stratégie du groupe (Iliad, NDLR) auprès des élus et des collectivités territoriales. Il coordonne les relations avec les médias afin de renforcer le développement de l’offre audiovisuelle de Free. »
(extraits de son portrait sur le site d’Iliad)

Raison pour laquelle ce rôle de Jean-Louis Missika nous paraît incompatible avec un éventuel poste d'adjoint aux nouvelles technologies. D’autant que Free s'est déjà illustrée par des pratiques condamnées au sujet du déploiement de la fibre optique sur Paris (Usurpation du logo de la ville et affirmation du caractère « obligatoire » de fibrer par l’envoi de brochures auprès de 2350 syndics de copropriété*) et par diverses affaires à l'encontre d'associations et d'abonnés ayant critiqué Free, qui démontrent l'appétit de cette bonne maison en la matière.
(*Jugement du 4 juillet 2007 par la Cour d’appel de Paris - AFP, Les Echos du 11 juillet 2007)

M. Missika, Free ou les parisiens, il vous faut choisir.



Association Freeks / Association SOS Internautes

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